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Zoom sur un des plus anciens tatouages naturels, celui au henné

Le tatouage éphémère « historique » le plus connu en France est le henné, obtenu à partir des feuilles écrasées d’un arbuste épineux (les feuilles sont cueillies deux à trois fois l’an, avant que la plante ne fleurisse, séchées puis réduites en poudre, les racines et l’écorce pouvant être aussi à l’origine de la poudre). Utilisé traditionnellement pour décorer les mains et les pieds lors des cérémonies, surtout en Afrique du Nord, il est de teinte marron-rouge et dure environ deux semaines avant de commencer à avoir un aspect qui se dégrade.

Le henné est aussi utilisé sous forme de suspension aqueuse ou huileuse comme colorant capillaire ; il s’agit là de sa plus ancienne utilisation dans les contrées où il n’est pas traditionnellement implanté. Même s’il est essentiellement utilisé comme colorant capillaire, le henné est aussi utilisé en mélange dans d’autres préparations capillaires comme les shampoings, les conditionneurs, les solutions de rinçage.

Pour l’application cutanée, on peut préparer un mélange avec les feuilles ou la poudre, en général diluée dans de l’eau. Environ 100 g de henné seraient nécessaires pour teindre les mains et les pieds d’un adulte. Le henné peut être disponible dans des tubes prêts à l’emploi, pour application cutanée, qu’on utilise comme un pinceau. Il existe aussi en vente des ensembles permettant de réaliser soi-même des tatouages temporaires.

La pose est longue, au minimum une heure voire plusieurs heures. La durée de la tenue dépend aussi de la quantité de henné dans la pâte.  Le mehndī (mot d’origine indienne – de l’hindi ou de l’ourdou – le henné étant originaire d’Inde) est l’art de réaliser des tatouages au henné à base de cette pâte.

Sa désignation cosmétique (INCI) est Lawsonia inermis. En plus de son utilisation comme teinture capillaire, il est utilisé en cosmétique dans certains pays (dans des crèmes solaires).

Par ailleurs, il a également une utilisation traditionnelle thérapeutique dans les pays d’Afrique du Nord : La feuille réduite en poudre (pilée et tamisée) est réputée avoir des effets antimicrobiens, antifongiques, et antispasmodiques. Elle est aussi utilisée, sur les cheveux, contre les infestations de poux. Le henné est parfois utilisé en infusion contre les ulcères, certaines diarrhées. Enfin, le henné est souvent utilisé pour couper le haschich.

De façon générale, le henné est une substance reconnue comme peu ou pas toxique pour les adultes, surtout lors d’application cutanée. Compte tenu de son usage cosmétique important et du peu de réactions allergiques rapportées, on peut donc estimer que le henné n’est qu’un faible agent sensibilisant, sachant qu’il est préférable de manipuler la pâte que la poudre.

Une des principales substances chimiques du henné, la lawsone (1 à 2 %), est responsable de la couleur rouge-brun obtenue. La lawsone est une naphtoquinone (2-hydroxy-1,4-naphtoquinone) et est le principal composant actif, qui a pu dans de rares cas entraîner des effets toxiques, reliés à son potentiel oxydant ou à ses propriétés allergisantes. Elle est néanmoins considérée comme toxique pour les jeunes enfants uniquement.

Parmi les autres constituants du henné, on trouve des tannins et ingrédients tanniques, des flavonoïdes, matières grasses, xanthones, dérivés de la coumarine, acide gallique, acide pyrogallique.

Vous trouverez de nombreux articles à propos du henné noir qui est interdit car dangereux en raison de l’ajout de PPD (paraphénylènediamine), qui est une diamine aromatique utilisée comme intermédiaire dans les colorations permanentes de cheveux, comme colorant dans l’industrie textile, de la fourrure, mais aussi dans l’industrie photographique et du caoutchouc. 

La PPD constitue un des principaux allergènes contenus dans les colorations capillaires et son potentiel allergène est bien établi. On estime qu’environ 4 % des sujets apparemment normaux sont sensibles à la paraphénylènediamine et que 1 % le sont de façon aiguë.

L’utilisation de la PPD et celle d’autres diaminobenzènes est légale dans les pays de la Communauté Européenne, pour utilisation dans les teintures capillaires, pour autant que la concentration ne dépasse pas 6 %. Mais, dans ces pays, leur usage est interdit comme colorant à paupières, à sourcils ou pour application cutanée.

En réalité, d’autres hennés vendus dans le commerce mélangent le Lawsonia inermis naturel à des composants chimiques tels que des sels métalliques (indiqués « sodium picramate » par exemple) qui peuvent être allergènes ou toxiques.

Le henné noir d’origine naturelle ou indigo provient d’une plante distincte de Lawsonia inermis sur le plan botanique et appelée Indigofera argentea. Ainsi le nom de henné brun ou henné noir a pu, par le passé, être appliqué à des teintures pour cheveux pouvant contenir des sels de métaux : cuivre, mercure, plomb, bismuth, etc. mélangés en général à de l’acide pyrogallique, ces composés métalliques pouvant exercer une toxicité importante.

En raison de ces dérives, une certaine méfiance s’est installée vis-à-vis du henné vendu dans le commerce ou proposé par des artistes ambulants. On trouve maintenant davantage de tatouages éphémères de type transfert, qui proposent un style henné ou effet henné, plutôt que de véritables tatouages au henné.

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